Accéder au contenu principal

Articles

Tennis et idéologie

Au moment où Serena Williams essaie d'égaler le palmarès – en simple – de Margaret Court, il serait peut-être bon de se remémorer un peu les résultats de cette fabuleuse joueuse australienne. Elle a réussi le grand chelem en simple à 29 ans, pendant l'Ère open, et un grand chelem en double mixte. Elle possède un palmarès bien plus étoffé que celui de sa grande ennemie, Billie Jean King. De plus, elle fut la première maman à remporter un tournoi du grand chelem, et une des rares joueuses à remporter tous les tournois du GC en simple, double dames et double mixte, pour totaliser 67 titres.

Il n'y a rien qu'une Serena puisse vraiment faire pour devenir la GOAT. Sauf que... Margaret Court, en tant que chrétienne pratiquante, n'a jamais eu honte de ses convictions, qui étaient la norme dans notre monde occidentale pendant la grande majorité de sa vie, et qui pourraient bien redevenir de règle dans quelques années. Et ces convictions, cette vision du monde, ne sont pas …
Articles récents

Amende honorable

Je reviens dans ces quelques lignes à quelques-uns de mes sujets favoris : à l'infanterie du tennis, aux jeunes, à l'élitisation.

Bien des joueurs ont détaillé combien il était difficile de passer de junior à la compétition sénior. Les tournois qui, autrefois, aidaient la transition, ont disparu. L'ATP et l'ITF ne permettent plus la création de nouveaux tournois, et le système de points est déséquilibré. Tout est fait, ou presque, pour rendre les premier pas des jeunes plus difficiles.

Personne ne peut me convaincre que les joueurs ont besoin d'attendre 25, 26 ou 27 ans pour percer. Car le tennis n'est pas seulement pour des grands vedettes qui ont une sécurité matérielle dès leur plus jeune âge, mais pour les autres aussi, qui peinent à rester à flot. L'argent dans les futures et les challengers ne permet pas de couvrir les frais, et, de plus, il n'y a pas assez de ces tournois. Mais plus que des challengers, ce sont des tournois mixtes qui font défaut…

Le retour du chérif

J'ai dû relire mes billets précédents -- je ne savais pas que j'en avais écrit autant -- pour me rendre compte que j'avais traité de tous mes sujets favoris : les corporations, la mondialisation, la presse tennistique, Djokovic, Nadal, Murray, Federer et encore Djokovic. La seule chose que j'avais oublié de mentionner était la dévirilisation d'une société moderne fondée sur le parricide. Heureusement que ceci est un blogue de tennis et pas de sociologie, ou de grammaire comparée.

Pourtant, en regardant ce Wimbledon 2018, je n'ai pu m'empêcher de penser politique. Essayant de me replonger dans le milieu du tennis, j'ai tout d'abord consulté la presse, pour me rendre compte que bien avant le commencement du tournoi, le scénario de son déroulement était déjà écrit. Comme autrefois, il prévoyait, en finale, la mort glorieuse du taureau et les pirouettes gracieuses du matador. Par malheur, au tennis, bien qu'on puisse depuis longtemps truquer les tir…

Another slam in the hall

Et on recommence… Depuis 2009, et ses premiers succès en masters and chelems, Andy Murray est le favori des médias pour remporter l’Omnium d’Australie. J’imagine déjà le bouffon du tennis – Mats Wilander – proclamer le « sieur » Andy meilleur joueur de tous les temps (et changer d’avis le jour même), et j’ai lu récemment (dans un journal britannique, of course) qu’il ne lui manquait que de remporter l’OA et Roland Garros pour dépasser ses illustres rivaux, achever un carrière « plus complète » que les trois meilleurs joueurs de l’ère open, Federer, Djokovic and Nadal.


Par malheur, chaque année c’est la même histoire — Murray n’a jamais été capable de remporter un tournoi de haute lutte, contre une opposition résolue et en forme. Dans le tableau suivant, on peut comparer les résultats des joueurs ayant le plus de succès en Australie pendant les dix dernières années. Il est facile de remarquer que Murray a un bilan très défavorable non seulement contre les gros calibres, mais aussi con…

Et c'est reparti !

J'adore lire les articles de Steve Tignor : il n' y a pas de meilleur fiction ayant le tennis pour sujet. Malheureusement, ce n'est que de la fiction, et si un jour on essaie de se faire une idée de ce qu'a été le tennis du début du XXIème siècle en lisant ses textes, on restera bien loin de la vérité. Pourtant, s'il ne saisit pas la dynamique du combat, il a au moins le mérite de s'en tenir au tennis, et de respecter les joueurs, ce qui n'est pas la cas d'une grande partie de la presse anglo-saxonne qui s'est, une fois de plus, acharnée sur le Serbe.

La finale de Doha était d'une grande qualité, avec un Djokovic globalement en dessus. Depuis ses progrès au service, il y a deux ans, il dispose d'un avantage mince, mais tangible, par rapport au Britannique. Mais ce qu'il semble avoir perdu, c'est la confiance qui s'était accumulée lors des victoires consécutives. Murray, de son côté, au bord de la défaite, avait trouvé l'orgu…

Another brick in the wall

While my posts are horrendously boring, revolving mostly about tennis, the titles, at least, are intriguing: but it doesn't mean these titles make any sense.

And, frankly, writing about tennis is, sometimes, quite distressing: just like finding something new to cook for lunch every day, when you don't have much money. But right now, there are a few interesting topics: the WTF, although Andrew Moss covered most of the hot questions here. Goffin has a good chance to qualify if Cilic loses in the second round against Karlovic, or if he beats Cilic in the third, but his chances are slim, to be honest. The greatest surprise -- without being one -- is Monfils already qualified.

Another great topic is the race to the no 1 ranking. Novak has only 165 points more than Andy at the Race, so the player who achieve better results in the last two tournaments will finish first. Although Carole Bouchard tweeted that Djokovic looks "much better than in Shanghai : [...] rested and pretty …

Let's dance

Ouais... l'article en anglais a été plus lu que tous ceux que j'ai gribouillés en français, ce qui est désolant. Ô tempora, o mores ! Quel horreur ! Les dieux sont tombés sur la tête... Mais que peut-on y faire : l'anglais est moderne, le français désuet, et ce qui est moderne, comme on le sait, est toujours mieux.

Tiens, ça me fait penser au logiciels. J'utilise, comme mes chers lecteurs auraient pu s'en douter, des logiciels désuets également : ils ne sont pas chics, et ils sont... compliqués. Il faut même ouvrir les menus pour accéder à certaines fonctions, car -- qui l'aurait cru ? -- il y a encore des fonctions. De temps en temps, je lis des revues de logiciels, et je me surprends à chaque fois à me regarder dans un miroir ensuite. Parce que tous ces textes partent de la présupposition que les utilisateurs d'ordinateur sont des êtres bornés, et que les logiciels eux-mêmes, pour être « in » doivent devenir de plus en plus bornés. Pour paraphraser Brel, …