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Articles

Affichage des articles associés au libellé Djokovic

Tauromachie

Depuis plusieurs mois déjà, je commence des articles que je ne finis pas. Je ne trouve rien de vraiment neuf à dire, ayant traité déjà de tous les sujets qui me titillaient, sans, bien sûr, convaincre qui que ce soit : je fais parti d'une population en voie d'extinction, ayant grandi dans une monde au sens aigu de la discipline, mais surtout de la décence et de la générosité, des qualités rejetées, ignorées par les nouvelles générations, dont l'instruction, l'éducation est annihilée par la déconstruction pseudo-philosophique botulienne (d'ailleurs, à l'université, on ne parle plus d'éducation, mais de « formation » ; le savoir est dégradé pour la conformité).* Pourtant, ces derniers temps, ce sont ces qualités qui ont refait surface de la plus belle des manières dans le monde du tennis, incarnées par une – et c'est de plus en plus évident – future grande championne, Naomi Osaka. On l'avait déjà vu après la finale dames aux Internationaux des États-...

Le retour du chérif

J'ai dû relire mes billets précédents -- je ne savais pas que j'en avais écrit autant -- pour me rendre compte que j'avais traité de tous mes sujets favoris : les corporations, la mondialisation, la presse tennistique, Djokovic, Nadal, Murray, Federer et encore Djokovic. La seule chose que j'avais oublié de mentionner était la dévirilisation d'une société moderne fondée sur le parricide. Heureusement que ceci est un blogue de tennis et pas de sociologie, ou de grammaire comparée. Pourtant, en regardant ce Wimbledon 2018, je n'ai pu m'empêcher de penser politique. Essayant de me replonger dans le milieu du tennis, j'ai tout d'abord consulté la presse, pour me rendre compte que bien avant le commencement du tournoi, le scénario de son déroulement était déjà écrit. Comme autrefois, il prévoyait, en finale, la mort glorieuse du taureau et les pirouettes gracieuses du matador. Par malheur, au tennis, bien qu'on puisse depuis longtemps truquer les ti...

Et c'est reparti !

J'adore lire les articles de Steve Tignor : il n' y a pas de meilleur fiction ayant le tennis pour sujet. Malheureusement, ce n'est que de la fiction, et si un jour on essaie de se faire une idée de ce qu'a été le tennis du début du XXIème siècle en lisant ses textes, on restera bien loin de la vérité. Pourtant, s'il ne saisit pas la dynamique du combat, il a au moins le mérite de s'en tenir au tennis, et de respecter les joueurs, ce qui n'est pas la cas d'une grande partie de la presse anglo-saxonne qui s'est, une fois de plus, acharnée sur le Serbe. La finale de Doha était d'une grande qualité, avec un Djokovic globalement en dessus. Depuis ses progrès au service, il y a deux ans, il dispose d'un avantage mince, mais tangible, par rapport au Britannique. Mais ce qu'il semble avoir perdu, c'est la confiance qui s'était accumulée lors des victoires consécutives. Murray, de son côté, au bord de la défaite, avait trouvé l'orgu...

Le cirque

Il y avait autrefois une étiquette en tennis. Je constate que non seulement les joueurs ne le savent pas, mais les journalistes ne le savent pas non plus, ni la majorité des fans. Le numéro de cirque que Lamonf nous a fièrement présenté en demi-finale de l'Omnium des États-Unis non seulement était laid, mais il n'a servi à rien. Il aurait probablement été bien plus perspicace de jouer le même jeu sans sous-estimer et provoquer l'adversaire ; il aurait tout aussi été plus intelligent de jouer des balles molles, d'attirer Djokovic à la volée en choisissant les opportunités, en les créant. Mais attendre le service à deux mètres de la ligne, debout, dans le champs de vision de l'adversaire, c'est inadmissible et insultant. Je pense que ça a même motivé Djokovic à regrouper ses forces et ne pas céder dans la chaleur et l'humidité étouffante. Ce qui fait la différence entre le comportement de Gaël et celui de Nastase -- à part le fait que Nastase était b...