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Et c'est reparti !

J'adore lire les articles de Steve Tignor : il n' y a pas de meilleur fiction ayant le tennis pour sujet. Malheureusement, ce n'est que de la fiction, et si un jour on essaie de se faire une idée de ce qu'a été le tennis du début du XXIème siècle en lisant ses textes, on restera bien loin de la vérité. Pourtant, s'il ne saisit pas la dynamique du combat, il a au moins le mérite de s'en tenir au tennis, et de respecter les joueurs, ce qui n'est pas la cas d'une grande partie de la presse anglo-saxonne qui s'est, une fois de plus, acharnée sur le Serbe. La finale de Doha était d'une grande qualité, avec un Djokovic globalement en dessus. Depuis ses progrès au service, il y a deux ans, il dispose d'un avantage mince, mais tangible, par rapport au Britannique. Mais ce qu'il semble avoir perdu, c'est la confiance qui s'était accumulée lors des victoires consécutives. Murray, de son côté, au bord de la défaite, avait trouvé l'orgu...

The innocent bystander

Il y a des joueurs que l'on n'aime pas. C'est toujours irrationnel -- tout comme notre adhérence à d'autres joueurs est irrationnelle, ou, sur un plan plus profond, notre amour du tennis, et plus généralement du sport, ne fait pas beaucoup sens. Dans mon cas, il y en a deux parmi les joueurs actifs : Rafa, qui a battu Novak et Fed bien trop souvent pour que je puisse lui pardonner sincèrement, et Murray, qui a le malheur, à mes yeux, d'être le chouchou des organisateurs et de la presse, sans mérite aucun. Comme nous le voyons, mes motifs sont bien subjectifs, et le péché majeur du Taureau et du Muzzérable est de m'avoir contrarié dans ce monde étrange qu'est celui du fan. Du moins, j'en suis conscient: tout comme le mythe de la supériorité occidentale déforme la vision d'autres amateurs de tennis, la cruauté et les vices de ce même monde -- auquel j'appartiens, et dont je suis autrement fier -- comme ces miroirs magiques dans les foires, dénatu...